Centre de synthèse et
d'analyse sur la biodiversité

Un centre créé et développé par la FRB
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Assemblage des communautés écologiques sur les îles lointaines: vers un nouveau modèle de biogéographie insulaire?

Porteur : Christophe Thebaud, CNRS-Université Paul Sabatier, Toulouse, France 
(christophe.thebaud@univ-tlse3.fr)

Post doctorant : Josselin Cornuault

14 participants : Brent Emerson, Island Ecology and Evolution Research Group, IPNA-CSIC, Tenerife, Spain; Rosemary Gillespie, Division of Organisms and Environment, University of California at Berkeley, USA; Tomislav Hengl, ISRIC World Soil Information Institute, Wageningen, The Netherlands; Jonathan Losos, Museum of Comparative Zoology and Dept of Organismic and Evolutionary Biology, Harvard University, USA; Hélène Morlon, Centre de Mathématiques Appliquées – CNRS, Ecole Polytechnique, Palaiseau, France; Nicolas Mouquet, Institut des Sciences de l’Evolution - CNRS, Montpellier, France; Robert Ricklefs, Dept of Biology, University of Missouri at St-Louis, US; Kenneth Rijsdijk, Computation GeoEcology Group, IBED-University of Amsterdam, The Netherland; James Rosindell, Institute of Integrative and Comparative Biology, University of Leeds, UK; Isabel Sanmartin, Real Jardín Botánico, RJB-CSIC, Madrid, Spain; Daniel Simberloff, Dept of Ecology and Evolutionary Biology – University of Tennessee at Knoxville, USA; Konstantinos Triantis, Azorean Biodiversity Group, Centro de Investigaçao et Technologias Agrarias dos Açores, Universidad dos Açores, Portugal; Ben Warren, Institute of Systematic Botany, University of Zurich, Zurich; Robert Whittaker, School of Geography and the Environment, University of Oxford, UK
 

 


 


Résumé:
La théorie de la biogéographie insulaire a été à l’origine d’idées très influentes en sciences de la biodiversité. Cette théorie qui cherche à expliquer la diversité spécifique des îles, fut la première à mettre en avant l’importance des perspectives historique et régionale pour expliquer le développement des assemblages d’espèces ; son domaine d’application dépasse largement la biogéographie (écologie théorique, biologie de la conservation, ...). Fondée sur le postulat que le nombre d’espèces sur une île dépend d’un équilibre dynamique entre des processus de colonisation et d’extinction, elle prédit notamment que les grandes îles (ou celles qui sont proches des continents) contiennent plus d’espèces que les petites îles (ou les îles lointaines). Bien que les prévisions de la théorie aient souvent été vérifiées, la superficie et le degré d’isolement ne sont pas les seuls facteurs qui influencent la biodiversité des îles. Les études phylogénétiques entreprises depuis une vingtaine d’années révèlent que la différenciation d’espèces (ou spéciation) peut jouer un rôle analogue au processus de colonisation, et que les modifications évolutives peuvent également moduler les dynamiques d’extinction. Par ailleurs, les études géologiques montrent que les contextes géographiques et écologiques sont très dynamiques au cours du temps, et peuvent grandement influencer les possibilités de colonisation et de différenciation des faunes et flores insulaires.

Le projet ISLANDS propose d’évaluer l’importance des facteurs historiques sensu lato et des processus évolutifs lors de l’édification des communautés écologiques insulaires, en se focalisant sur une large gamme d’organismes et d’archipels lointains. Ce projet a vocation à faire émerger une nouvelle théorie générale de la biogéographie insulaire, qui soit plus en phase avec les observations et permette de mieux apprécier la valeur patrimoniale de la biodiversité dans les contextes insulaires (îles vraies, montagnes, lacs, ...).

 
 

Fiche projet
 


Publications

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Une partie du groupe au CESAB en juillet 2015